First Christian Church

Posts tagged: Grinçant

Voyous, voyants, voyeurs, autour de Clovis Trouille

Expo des oeuvres de Clovis Trouille & co
Jusqu’au 21 Septembre 2010
Au Musée Arthur Rimbaud – Charleville-Mézières

Je ne sais pas si Clovis Trouille aurait penser un jour se retrouver en haut de l’affiche à ce point, avec à la clé des reportages sur France 2 et consort… Mais c’est un beau pied de nez à ce qui nous entoure. Furtivement ça laissera des traces qui feront du bien, ou du mal, selon.

Pour ceux qui ne connaissent pas, allez donc voir cet article du monde libertaire ici.

L’expo permet donc de voir les oeuvres de Clovis Trouille, celles de ces amis Alfred Courmes, Pierre Molinier, Maurice Rapin, Gérard Lattier, Erro, et des artistes contemporains considérés comme les vilains garnements d’aujourd’hui : Hervé di Rosa, Bruno Baloup, Anne Van der Linden, Francis Marshall, Jean-René Hissard, Nathalie Bas, Jean-Pierre Nadau, Fred Tourard dit Chicken.

L’expo est itinérante et ira donc ensuite à Laval, au musée du Vieux-Château, du 16 oct 2010 au 16 janv 2011.

Plus d’infos :
Musée Arthur Rimbaud – Quai Rimbaud – Charleville-Mézières
http://www.clovistrouille.net/galerie.php

Eric Pougeau exp[l]ose

Expo Eric Pougeau « Mon Amour »
Galerie Olivier Robert à Paris
Du 11 mars au 4 avril 2010

On ne voit pas ce que fait Eric Pougeau. On se le prend en pleine face. Au détour d’expos collectives, c’est bien, mais c’est encore plus frappant dans ses expos perso. Et ça tombe bien, il y en a justement une qui va se mettre en route sur Paris. Comme je ne l’ai pas encore vue (forcément !), je ne peux pas en dire plus donc même si j’aime pas faire ça, je copie colle la présentation…

« And you could have it all. My Empire of Dirt »
Drôle de cadeau. Un don entre sacrifice et contagion. Le geste de mordre des feuilles de papier, obstin
ément, n’en fait pas des papiers mâchés. Cela crée des traces de performances, sculpte des objets fragiles, réintroduit une magie disparue, autant d’héritiers directs des hérauts minimalistes des années 1960. Mais pas de passéisme glorifié ici. Les œuvres (im)maculées relèvent d’un acte unique et paradoxalement répété. Entre temps immémoriaux et futurs à découvrir, la marque du temps fige surtout le présent.

« You are someone else. I am still right here »
Il a ainsi inventé une nouvelle forme de communication, entre écriture et parole. Les dessins reflètent dès lors autant un inconscient maîtrisé qu’un hasard défié. Et dans cette correspondance, ces Correspondan
ces même, chacun décrypte, réapprend à lire une histoire de l’art qui transcende le romantisme symboliste, survole le surréalisme, interroge le conceptuel. Tout comme surgit la rage de Caravage ou la sagesse d’Artaud. Des feuilles en forme de miroirs, inquiétants et fascinants, réunissant Alice et Dan Graham dans un même reflet, un même au-delà du signe.

« I hurt myself today. To see if I still feel »
C’est par la multiplication qu’il pose les fondements de sa vision. Il a marché, jusqu’à la blessure, vers un idéal en forme de quête éphémère. On sent poindre, derrière la pureté du sang, la souillure du blanc, un renversement des valeurs. Et derrière la matérialité, la morale ? Entre présence et absence, cri et silence, violence et délicatesse extrême, Eric Pougeau, par cette œuvre, s’est bâti un Empire ; un empire abolissant la notion de frontière.

Benjamin Bianciotto

Galerie Olivier Robert – 5 rue des Haudriettes – Paris 3è
http://www.galerieolivierrobert.com

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Si vous passez du côté des Ardennes belges, vous pourrez y lire quelques écrits acides dans une expo collective organisée par le Centre d’Art Contemporain du Luxembourg belge, à la Maison de la culture de Famenne-Ardenne, à Marche (Belgique), jusqu’au 2 avril 2010.
Chaussée de l’Ourthe, 74
B-6900 Marche

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Et si vous voulez en savoir un peu plus sur ce goret, vous pouvez toujours aller lire l’itw dans le A Gore Hurlant #2

Ça sera saignant pour moi

Les dessins de Noémie Barsolle sentent les sécrétions corporelles en tout genre. Ils sont cruels, torturés, écorchés et difformes. C’est du gore en papier, du sang décomplexé, un sourire qui fait pâlir.

Noémie Barsolle c’est aussi le fanzine saignante, avec des mini-bd cradingues et monstrueuses. Chaque numéro est un livret qui propose des bd à suivre, notamment l’histoire des Ugly Babies, ou l’invasion des bébés cannibales. Le ton me rappelle certaines nouvelles de Virginie Despentes, le trait celui de Stéphane Blanquet. C’est grinçant comme j’aime !

Et puis aussi les jeux de cotcot méchants comme des teignes, de quoi nous réconcilier avec le jeu naïf de notre enfance.

Son blog : http://saignante.blogspot.com/
Ses illustrations : http://nbarsolle.blogspot.com/



A Gore Hurlant - 2010